Lettres incandescentes

janvier 29, 2011

Céline et L’Orgueil noble

Classé dans : Citation — zyron @ 2:26

«Je suis de sentiments complexes et sensitifs – la moindre faute de tact ou de délicatesse me choque et me fait souffrir car au fond de moi-même je cache un fond d’orgueil qui me fait peur à moi-même – je veux dominer non par un pouvoir factice comme l’ascendance militaire, mais je veux plus tard ou le plus tôt possible être un homme complet – le serais-je jamais? (…) Mais ce que je veux avant tout, c’est vivre une vie remplie d’incidents que j’espère la providence voudra placer sur ma route, et ne pas finir comme beaucoup ayant placé un seul pôle de continuité amorphe sur une terre et dans une vie dont ils ne connaissent pas les détours qui vous permettent de se faire une éducation morale – si je traverse de grandes crises que la vie me réserve, peut-être je serai moins malheureux qu’un autre car je veux connaître et savoir, en un mot je suis orgueilleux – est-ce un défaut? Je ne le crois, et il me créera des déboires ou peut-être la réussite.» Carnet du cuirassier Destouches, dans Casse-Pipe

janvier 19, 2011

Zyron

Classé dans : photo — zyron @ 5:28

Moi

” Sans y voir plus claire que les autres, il voit néanmoins les ténèbres de la route menant à la lumière “

Pas maintenant…

Classé dans : Annonce et actualités — zyron @ 5:09

” Je ne m’imagine pas autre que ce que je suis réellement. Voilà ma force, voilà ma faiblesse. Ma lucidité me porte à concevoir sans concession l’étendu de ma déroute existentielle et…désormais, je sais l’absolu vérité me concernant. Je ne suis pas vivant… Je ne suis pas mort. Je ne suis rien. Et le rien n’écrit rien. Se contente d’être là, de l’autre côté de la création, à la promiscuité de l’existence, frôle ses borne, reste fidèle à l’ordre immuable des choses, ne se fraye aucun chemin à travers désespoirs et angoisses humaines, se contente en somme de rester à sa place et de ne rien bouleverser.

Ma place n’est pas parmi les artistes. Pour le moment, je manque cruellement de substance, subit la désertion de l’inspiration dionysiaque, le châtiment d’une muse muette de mépris. J’ai besoin de me ressourcer, de reprendre des forces, de la vie et puis, peut être reviendrais- je véritablement incandescent, porteur de flamme et provocateur d’incendies spirituel. Pour l’heure, expliquer les causes d’une telle stagnation, les déboires ayant suscité ma déshumanisation graduelle et le tarissement de toute mon ivresse artistique me demanderait trop de temps et d’effort, et serait à vrai dire assez rébarbatif étant donné la pauvreté ou plutôt la lourdeur de ma prose actuelle.

Je vous exprimerais juste mon regret le plus profond quant au manquement à la promesse que je vous ai faite. Et vous invite à me retrouver dès que j’aurais retrouvé mon essence.

Je vous exprime à tous mes vœux les plus sincères et vous souhaite une excellente année 2011 !!!

Que ce nouvel an soit placé sous le signe de la créativité !

Poèmes (entre 17 et 19 ans)

Classé dans : Poésie — zyron @ 4:10

Le Veau d’or

” Qui suis-je? Qui suis -je? Qui es - tu, cher poète?
- Te dirai - je : “Je suis l’aube des temps nouveaux?”
Me croirais - tu volontiers, aspirant dévôt,
Croirais -tu, docile, qu’en cette unique tête

Sommeille le génie d’un suprême poète?
Tiens, lève les yeux! Vois -tu encore le veau
Porté par des salves de louanges, de bravos!
Trôné sur l’existence de milliers d’ascètes?

L’esprit engourdi par autant de présomption,
J’écrivais, amer, et tu m’as lu compagnon
Décelant dans l’aigreur de misérables mots

Les vertus d’un prophète, éxecré par les sots.
Mais n’as -tu jamais appris qu’en ceux qui adore
Le veau poète retrouve son esclave qui dort?

Eternelles rêveries 

” La fumée, dans son ascension, enlève mon regard,
Le porte aux cieux divins et me laisse indolent, hagard.
Dans les sillons immaculés du songe,nuage!
A l’avancée sereine, azur! berceau du mirage,

Du délice de l’Iréelle allégresse, prend mon âme
Si peu docile. En ton prisme révéré, berce la.
Berce l’insatiable esprit, que je me pâme
De bonheur. Vois, je promets: Jamais repu, jamais las,

Que je gouterais l’éternelle atrophie de ma chaire
De tout son long étendu sur le verdâtre parterre,
Je sentirais comme l’arôme suave de la rose
le parfum du jardin d’été que la rosée arrose

En ces matinées si longues, si pures, si frêle.
Jamais je ne pourrais, le cigare brulant les lèvres
Espérer plus somptueux tombeau, sépulcre plus belle
Que cet endroit empli de Vie où ne s’achève mes rêves

Poèmes (entre 17 et 19 ans)

Classé dans : Poésie — zyron @ 4:07

La sauvagerie des sages

 ” Comme j’errai, désemparé, déboussolé par mon existence
taciturne, fuyant la froide raison des Hommes
dans un paysage bucolique et charmeur,
paré de nuit et de mystère, à la recherche
de ce qui me fuyait à perpétuité, j’aperçus
par le pure bienfait d’yeux hasardé un spectacle
bien étrange. Des hommes et femmes à moitié nus,
tous décorés de peintures corporelles
toutes flamboyantes, encerclant le faîte
d’une vallée, lui conférant une couronne
humaine. Silencieux, comme à l’écoute de la brise
fugitive et apaisante, l’un d’eux s’avança bientôt
au centre de la ronde et adressa des prières
et des vociférations aux cieux endormis.
Agitant ses poings d’insurgés, il menaçait
insultait le vide dans une langue inconnue.
Puis, conduit par un délire mystique,
il gesticula, gesticula, fit balancer sa chaire
ses bras, ses jambes. Je n’y compris rien
et croyant raisonnablement que les autres,
silencieux, ressentaient semblable confusion,
je fus totalement déconcerté lorsqu’ils se mirent
tous à en faire autant. L’un deux, ensuite,
mit fin à l’agitation commune en roulant
sur la pente de la vallée. Tous le suivirent,
s’élancèrent vers le Néant. Ils s’évanouirent
dans les ténèbres mais le même rituel fut
donné la nuit suivante. Et j’y assistais toujours,
avec la même ferveur et le même désir
de compréhension. Peu à peu mon cœur perçut
une beauté dans leur cérémonie pleine de folie,
l’harmonie du chaos s’adressa à moi. Et les cris
se transmuèrent en pleurs et en lamentations.
Des larmes ruisselèrent le long de mon visage.
M’étais - je senti libéré dans la complainte
des damnés? A l’écoute du frisson interne,
à l’écoute de mes membres chancelant
m’étais - je senti meurtris par le cri multiple?
A l’unisson, me rappelle - je aujourd’hui,
le cœur fiévreux, consumé
ils violentaient de leur voix sans repos
la torpeur de l’océan céleste. Nuit après
nuit, ils dévalaient le flanc de la pente
courant, roulant par pure frénésie, par pure
démence vers le pied de leur montagne sacrée.
Le rituel me semblait enfin beau. Par son absurdité
par sa volupté secrète. J’acquiesçais hébété.
Et moi spectateur, à la vue de se troupeau chutant
docile, me joignais par le simple regard à cette
danse nocturne. La danse nocturne,affranchie,
la danse nocturne décadente et sauvage.
Le catharsis dans toute sa splendeur.
Désormais, revenu à mes marches quotidiennes
et sans saveur, j’ignore si nuit plus belle,
plus férocement incommode me sera encore
révélée. Mais à présent les voix et les clameurs, les
les vociférations psalmodiées, les langues claquant
sous l’ombre vaste, diamanté, me rappelleront
toujours la normalité de ma vie d’égaré. ”

Ode à la solitude - Anthony Perrot

Classé dans : Uncategorized — zyron @ 3:57

ôde à la solitude

J’ai du mépris plein la lampe,
les heures coulent et sans charme,
je fais onduler mes coups comme une danse perfide
lancés dans la gueule rougeâtre du monde, la ronde chiale et sec !
Elle se casse dans ses liens, ses molaires en armée se rempilent,
ses doigts poisseux glissent de par la pression de leurs mollesses,
quel misère ! Plus de noblesse à l’âme, aujourd’hui elle percute et
chute au fond de son cul, crâtère magmatif et saignant, sentant
bon la mort ! Elle est bonne la sangsue dégueulasse !
Pire que de la vinasse tournée dans une gorge dessalée !
Le monde contemporain est un esquif ridicule, le marin part,
la casquette entres les jambes, c’est un trou que même la taupe
n’oserait y débusquer la moindre présence,
puisque aucune force n’y vit, pas un muscle tenace, pas
une seule besace remplis de recueils perdus, rien, que du flair !
de l’air fuyant ! du souffle néant ! rien que de l’absence, c’est béant et grossier,
perdu, tumulte sans musique, les tambours ont mal aux ventres, c’est
la gastro général, au secours, l’Amour c’est le velours du coeur, scandale!

*
J’ouvre ma boîte à crocs, ma pauvre musique trinque son verre, son verbe se casse,
j’en puis plus, ma vinasse pique et mon champ d’action se met à pourrir,
mes salades de phrases ont les feuilles fanées, l’encre saigne et ruisselle,
tout semble mort en dedans, et pourtant ma croûte se soulève,
les fayots de ma tête sont prêts à exploser leurs râges, mon âme bave,
ma souffrance coule en coin des lèvres, mon coeur tourne au vinaigre,
tout barbouillé de ses doutes mal dégrossi, ses sculptures incomprises,
ces drôles de caillasses mal taillés, sans histoires,
je pue l’enthousiasme avant-garde, au congel du temps,
dans le froid mordant, le spleen m’envahit dans les cavernes,
dans mon fromage de l’être, par les trous spongieux épidermique
de ma viande juvénile, presque sénile, j’attends la providence féminine !
Je suis un puceau, oui! un puceron léger à la pointe du téton interdit, du continent lisse !
La Beauté me fuit, elle titube déjà en me croisant, je toise les regards obliques,
ceux-là me lancent des billes à rétines sulfureuses, des vues sur ma honte,
je suis une Bastille à prendre, chargez-moi, Amouur ! Quelle folle si elle s’y piquait
de son dard, et dare-dare ! en plein dans le plexus de mon être, au beau centre !
Malheur, je n’ai pas un sous de charme, les femmes n’attendent que des perroquets,
tout hérissés de paroles confuses et infuses, des marchands de la caresse,
de la volubilité dans les bulles de pauvres verbeux à la chiasse facile,
des musculatures Herculéennes, des ombilics bureaucratiques pleines de liasses,
des coureurs de l’ambition sans peine, des faux-durs en dehors mais guimauve
au dedans, des jouets masculin sans poil, au poil ! Léger et bien gentil, propre
sur toute la surface de leurs vies, bref, j’exècre le charme facile !
De l’amour en voulez-vous ! j’en ai tout un hangar, et pour des siècles !

*
Ah la solitude ! un joli morceau de bravoure, pas une bévue de l’âme débile,
la parole est en jachère, stoppée net dans ses accumulations véreuses,
je suis la nature morte du peintre, étalée comme un paysage stupide,
plat et Nordique, je n’ai pas la fâcherie facile, voyons, l’être esseulé n’est point
un fou ingrat,  il cause tout seul dans son assiette vide, son cosmos répugnant,
son humanité fébrile, il se dandine malgré lui, Poète ! son corps s’arc-boute
contre les injures spatiale et métaphysiques, la mort le chatouille, il rit par
milles éclats, ça n’en fini pas de rire, il suffoque de peur le satire !
loin le temps de Rimbaud, disparu dans les poussières mobiles, les pellicules
de Dieu, les confettis invisibles de la réalité, de la fête qui se passe hors-champs,
derrière la caméra, on voit d’ailleurs les vieilles trognes contemporaine
s’aglutiner autour de ses vers, tous faussement excités par la perspective
d’en lire à voix haute des passages entiers, ça cocotte l’anti-charme tout ça,
ça bêle odieusement sur les notes historiques, ils ont la trique sans risque,
pas un champ de bataille, juste de l’effronterie bien maîtrisé,
du sérieux bien cher, bourgois et calés dans un gras fauteuil à milles places,
les culs bien placé dans le mou ! installés et vissés même !
des clous rouillés oui ! enfoncés au marteau honteux, les voilà les vrais ordures,
la peau en sac poubelle, et au dedans toute la mélasse qui s’enchevêtre dans
des noeuds pas possible, bref, ceux-là ne comprendront rien, déjà finis,
perclus et absent en eux-même, oubliés! Mais chhhht !…le silence est au beau fixe,
il bande très haut, au zénith suprême,  les fanfares font un comas,
tout les travaux finissent de dégueuler, les hommes aussi,

*

Quel banqueroute ! je me sent plus, des fourmis partout, tout un nid d’ankyloserie,
mais où est la reine ? au coeur voyons ! elle suce le gros muscle, l’épuise, l’asticote,
j’avance à tâtons, genoux saignants, voûté comme pas possible, angle droit, fameux !
regardez-moi charognes ! escaladez ma trogne timide, ma poire sans extase, crachats !
Osez bavards ! fumez ma lampe à con ! soufflez votre pensée à même ma flamme !
j’en puis plus, le temps gigote, un vrai marmot, il détale les rues de ma vie falote, ça flotte !
ma passoire d’âme laisse tout passer, plus besoin de douane, les képis volent, Adieu !
Qu’ai-je ? l’humain me dégoûte, surtout dans sa terrine fameuse, en groupe, par paquets
de merdes, l’individu m’intéresse mieux, une seule tranche, un unique oignon,
on chiale moins dans les globes ! déjà on le sent si vulnérable, tranché comme ça
du tronc de ses congénères, moins mobile d’un coup, rien plus qu’une sale tête
sans binôme, cocu par son corps de garde, ses groupies morbides, ça y est,
il pense le joyeux luron, enfin il essai, ça lui brûtalise la caisse, il prends peur soudain,
bref, mais qu’alors la traversée des frissons lui refroidit les idées, un beau néant,
ça l’étreint, respire plus ! Il connaît pas mon quotidien, mon lot de silence, un métier,
être mime, jouer à habiller le verbe,  qu’il se rassure donc l’Adonis, le “beau” cirage,
la gueule romantique, le planqué de la foule, “l’enfouiné” !
je fais tâche dans la mesure, les rythmes se marchent dessus en me frôlant,
il déraillent tous, j’en attends trop, je pue un tel désespoir que la moindre fibre
spleenétique du plus fin poil de la réalité m’écrase comme une rombière honnie
de toutes et de tous !
Je sculpte dans le jus de la vase, j’attends qu’elle durcisse dans l’haleine du vent,
ma vie est un caveau comble, criblée de trous noirs, “d’obscrudité”, un monceau
d’ébène dans le poele en feu, une petite prison Malévitchienne, chienne de vie ma
mèche, j’en allume le bout, enfin une pétarade ! plus de foirades ! Je vous mijote
ma salive, débordante sur les bords du précipice des possibles, bref, l’Art est
une braise fiévreuse pour réveiller les faux-vivants, faire griller les pieds glacés,
alimenter le bambin aux yeux suintants déjà de l’adulterie confuse qui l’entoure
comme de la merde ! Ah! il faut la soulever la vie, lui provoquer des hauts-le-coeur,
de faire passer le muscle à la gorge, en passant à l’arme, passer enfin
“l’âme à gauche”, se tuer dans la foule infect, domptée d’écrans télévisés,
“télé-vissées” sur leurs vieilles têtes rompues et sans extases,
les voilà les pantins sans pantalons! à poils et honteux sur le parvis des vaincus,
prêts à s’unir mollement dans la joie même de leurs sales exécutions, je m’en charge !
ma confiance n’ira plus qu’aux Chiens et aux Chats, ces renifleurs réels de la
Nuit profonde, du gouffre de l’Illimité, de la Vérité cachée sous les jupes de l’Absolu.

octobre 31, 2010

NIETZSCHE

Classé dans : Citation — zyron @ 11:52

“On appelle esprit libre celui qui pense autrement qu’on ne s’y attend de sa part en raison de son origine, de son milieu, de son état et de sa fonction, ou en raison des opinions régnantes de son temps. Il est l’exception, les esprits asservis sont la règle. Ce que ceux-ci lui reprochent, c’est que ses libres principes, ou bien ont leur source dans le désir de surprendre ou bien permettent de conclure à des actes libres, c’est-à-dire de ceux qui sont inconciliables avec la morale asservie.”
(Friedrich NIETZSCHE, Humain, trop humain)

Nietzsche

Classé dans : Citation — zyron @ 11:49

“On appelle esprit libre celui qui pense autrement qu’on ne s’y attend de sa part en raison de son origine, de son milieu, de son état et de sa fonction, ou en raison des opinions régnantes de son temps. Il est l’exception, les esprits asservis sont la règle. Ce que ceux-ci lui reprochent, c’est que ses libres principes, ou bien ont leur source dans le désir de surprendre ou bien permettent de conclure à des actes libres, c’est-à-dire de ceux qui sont inconciliables avec la morale asservie.”

Echoué…Le plan a échoué…

Classé dans : Annonce et actualités — zyron @ 6:48

Whoops !!! Pour des raisons d’ordre technique,  je suis dans l’incapacité de vous publier mon premier texte. Il ne s’agira pas par ailleurs de “Vivre.Ecrire.Mourir”, mais d’un autre texte, plus adéquat selon moi dans l’optique d’une introduction à mon univers ! Désolé…Mais rendez - vous dès le 01 javier 2011. ;)

septembre 14, 2010

Soyez les Bienvenus !

Classé dans : Annonce et actualités — zyron @ 6:02

Dans un mois, inauguration du blog ” lettres incandescentes ” ! Amateur à vos heures perdues ou véritables férus de littérature, je vous donne rendez - vous le 30 Octobre pour la publication de mon premier texte : ” Vivre.Écrire.Mourir…” A très bientôt alors ! ;)

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